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Votre adolescent(e) passe ces examens...

Adolescent-stressVotre adolescent(e) subit aussi le stress, Offrez lui un moment de quiétude.

Parce qu'ils sont soumis aussi à beaucoup de stress, nos jeunes ont eux aussi droit à leur soin...

En effet, dur, dur d'être un ado ! 
A l'âge des premières fois, des examens, de la puberté, du passage de l'âge adulte, des troubles alimentaires,... les facteurs de stress ne manquent pas. 
Quels sont les conséquences de ces tensions quotidiennes ?
Comment les reconnaître ? Comment les éviter ? 

 

Le stress de nos ados survient, lorsqu'ils n'arrivent pas à gérer le changement.

L’adolescence est une période de grand changement corporel, émotionnel et social. Ces transformations rapides associées à différents sentiments Stress adolescentsne sont pas toujours faciles à gérer et peuvent amener du stress chez l’adolescent.

La scolarité de l’adolescent :

Les examens, les partiels... Les incontournables exigences de validation prennent une place importante dans leur vie car cela déterminent la suite de leurs parcours scolaires, et ainsi de leurs orientation professionnelle. Le jeune va stresser pour avoir son brevet, puis son bac, car son avenir en dépend. C'est le passeport de sa prochaine entrée dans la vie active

S’il se met des objectifs trop hauts ou si l'adulte exerce trop de pression sur lui, il peut vite se sentir pas capable de répondre à ces exigences.

Stress etudiants et adolescentsLes symptômes du stress chez les adolescents

Le stress s’installe chez l’adolescent par des maux de ventre ou de tête, des troubles du sommeil, de l’isolement ou de l’agressivité… Les formes extrêmes du stress peuvent être de la violence importante, des fugues et de l’absentéisme scolaire.

Le stress peut aussi se retourner contre l’adolescent lui-même : il peut présenter des formes d’automutilation (se faire mal lui-même), développer une dépression ou faire des tentatives de suicide.

Les tentatives de suicide ne reflètent pas forcément une envie de mourir mais le souhait que cet état de mal-être s’arrête. Ce suivi relève d'une équipe puridisciplinaire médicale lorsque cela est pris à temps.

 

Un professionnel de la gestion du stress peut intervenir en amont, en terme de prévention.

 

Que cela soit des exams'... Sans trac ! A un passage émotionnel 

Offrez un Forfait ado de 2 soins de 45' à 75€

comprenant une séance de Réflexologie plantaire et,
une séance de Détente du dos et de la nuque, méthode préventive de relaxation et de re dynamisation

Ces deux méthodes agissent sur les différentes parties du corps (tête/dos/jambes/voûtes plantaires). Il élimine les blocages, stimule les capacités d’autoguérison du corps. Favorise la circulation sanguine et énergétique. Contribue à diminuer la douleur. Dénouer les tensions, éliminer, stress, fatigue et retrouvez votre énergie pour augmenter vos performances.

Renseignements et RDV 

 

Quand le Système neuro-endocrinien bug ...

Coeur cerveau.Le dérèglement du système neuroendocrinien n’est pas le fruit du hasard

Les glandes endocrines sécrètent des hormones et influencent le métabolisme de l'organisme. La perturbation d'une seule de ces glandes engendre des répercussions et des dysfonctionnements sur notre état de santé.
Ces glandes endocrines forment un pont entre la structure physique et psychique. Elles réagissent aux moindre changements d'humeur, et génèrent des émotions qui influencent la production de certaines "hormones". 

Une répétition de sanctions, de tâches, d'injonctions, de "menaces", de rappels à l'ordre, de situations toxiques, ... génère des émotions, qui deviennent "chroniques", c'est-à-dire exagérées par rapport à la situation ou qui ne se normalisent pas et deviennent une composante permanente de la vie quotidienne, en déréglant la production hormonale.

Prenons un exemple : la peur et l'appréhension activent les glandes surrénales.
Cette situation nous permet d'identifier le danger par la fuite ou le combat. Elle entraîne une hypertension artérielle, augmente le rythme et le débit cardiaque, mobilise les graisses en réserve.

 

Le stress : pour le meilleur et le pire. 

Maladie, trouble symptôme de la société, il peut être considéré comme l’interaction entre agression et réaction de l’organisme face à cette agression. Le stress est devenu psycho-émotionnel. 

Si l'anxiété, l'angoisse envahie la vie quotidienne en prenant de plus en plus de place, le corps se met alors dans un état constant de suractivité du système sympathique. Des dérèglements s'en suivent comme des déséquilibres digestifs, respiratoires, cardio-vasculaires etc...
Ainsi, un choc émotionnel, un stress ou la fatigue entraîne : irritation, souci, tristesse, envie, jalousie, ... activent le fonctionnement des certaines glandes (par exemple la thyroïde) et produire des hormones en excès ou en insuffisance. Hormones de stress

Si les agressions peuvent être multiples et diverses, corps et cerveau réagissent biologiquement toujours de la même façon. Pour la médecine classique, le stress est en effet constitué de réactions neurophysiologiques et psychiques déclenchées par des événements ressentis comme menaçants. Pour nous, le stress est une réponse naturelle à un stimulus extérieur ou intérieur qui agresse notre cerveau et notre corps.

Pour comprendre comment notre cerveau réagit, il faut savoir que le système endocrinien possède l’originalité propre de ne rien créer dans l’organisme, mais de moduler à l’aide d’hormones, pratiquement toutes les réactions normales de notre organisme. C’est donc un système permettant à l’organisme de s’adapter à toutes les variations qui lui sont imposées aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur.

Le stress permanent dont la fatigue est une résultante, éloigne plus ou moins bien le spectre de la dépression. La dépression, qu’elles que soient les formes que peut revêtir cette grave maladie, masque et cache avec soin la fatigue physique et psychique.

Le stress et la fatigue agissent de la même façon perverse, et que fatigue, stress et angoisse sont des fléaux aboutissant inévitablement à la vraie dépression. La fatigue peut se manifester par la mélancolie, le spleen, l'angoisse, le stress, l'anxiété, ce sont les cinq doigts d'une main.
Le surmenage, l'insomnie, les chocs émotionnels, les traumatismes, les idées noires, qui provoquent des dérèglements de l'humeur, font partie de l'autre main. 
La fatigue n'est qu'un simple maillon de la chaîne qui deviendra, plus tard, si elle n'est pas stoppée, un état ou un syndrome dépressif.

L'accompagnement d'une personne en Relation d'aide ou pratiques de supports complémentaires (Réflexologie, Relaxation...) aura besoin de changer son attitude intérieure avant d'obtenir des résultats positifs de longue durée. Il est nécessaire de rappeler que nous avons à chaque moment le choix de notre attitude et de nos réactions. 

Explications scientifiques du Fonctionnement du stress, de la médication à la relaxation, pour mieux le gérer.

 

L’absence ou la diminution du stress et de la fatigue est l’une des clefs essentielles de l’épanouissement.

"Les personnes parlent de pluie dans leur tête, belle image pour monter la détresse psychique. La liberté pour eux, c’est l’absence d’angoisse et surtout de ne plus être anxieux ou stressé déprimé, le seul désir est de retrouver simplement les choses simples de la vie de tous les jours, d'avoir des relations saines avec des échanges et de la compréhension.
C’est cette liberté que l’on peut tenter d’apporter."

Références : 
Théodore-Yves Nassé - psychologue clinicien, Pr. en Psychopathologie Clinique Paris 
Mireille Meunier - Réflexologue et formatrice

 

Méditation - Relaxation : tendance ou effet de mode ?

Meditation profLa méditation devient-elle incontournable pour améliorer son mieux-être ?

Depuis la médiatisation du livre "L'art de la méditation" de Matthieu RICARD, de la publication de nombreux écrits, magazines et de l'engouement des techniques complémentaires...

Nous voyons le mot "zen" partout. Il s’infiltre partout, de l’emballage de vos légumes bio à l’affiche publicitaire de votre banque, en passant par la voiture ? Aujourd’hui, la méditation est à la mode !

 

 

NamasteLa méditation est souvent rattachée au stéréotype du méditant : yogi à la longue barbe, isolé dans sa grotte, sa hutte, renonçant au monde, nombriliste et égocentrique, est tout aussi erroné par l'arriviste sans pitié qui se démène pour arriver en haut de l'échelle. 

Notre esprit est quotidiennement sous-tension et partagé, à l’image de notre cellulaire dont nous exigeons constamment qu’il fonctionne correctement et simultanément sur plusieurs applications. 

 

Prouvée scientifiquement, la méditation a des vertus cumulatives. Et plus nous pratiquons, plus les résultats sont visibles et meilleurs. Souvent, les personnes se mettent à méditer lorsque cela ne va pas, ou comme de prier. Combien poursuivent sur le long terme ?

Et pourtant, cela est une vraie hygiène de vie. Cela peut-être un changement personnel. C'est un engagement et il arrive que cela puisse "causer" des désagréments auprès de l'entourage, la vie quotidienne, ou professionnelle.

La vie de nos jours, nécessite des temps de "retrouvailles avec Soi". Ces bénéficies sont de plus en plus ouverts vers une acceptation de la méditation par le grand public en Occident.

Les bienfaits sont importants tant sur le physique : tension artérielle, rythme cardiaque, symptômes associés au stress...  que sur le mental : la pratique muscle et remodèle les neurones, et c'est aussi un facteur de bien-être. Foi

Aujourd'hui la méditation n'est plus réservée à un mystère suspicieux et insondable à la recherche de l'éveil, portée uniquement par les grands swamis, yogis, gourous et mystiques d'Orient.

En Occident, c'est un choix de vie qui attire les personnes afin d'améliorer sa santé et de mieux gérer sa vie. Selon une étude de psychologie réalisée par deux professeurs de Harvard, Matthew A. Killingsworth et Daniel T. Gilbert, nous passons  près de 47 % de notre temps à penser à autre chose que ce que l’on est en train de faire.. L’homme du 21e siècle souffre donc d’une déficience de l’attention contre laquelle la méditation s’avère un remède plutôt efficace !

La méditation va permettre de prendre de la distance sur la situation, un peu comme un pansement. Il ne faut pas non plus se leurrer, il est nécessaire aussi de résoudre le problème de fond par des pratiques complémentaires, comme de cerner le mécanisme du problème et de l'enrayer.

La méditation est un exercice de concentration sur l’instant présent avec des effets bénéfiques sur le bien-être et l’attention. C'est plus qu’un simple effet de mode et à l’inverse de la société, la méditation cherche à rétablir le contact avec l’être, avec les autres, à retrouver le dialogue.

Et vous méditez-vous ? Même 5' par jour ?  Horizon

Organiser une journée bien-être sur son lieu de travail ...

JobEt pourquoi pas ?

Le Bien-être au travail, une préoccupation majeure ou une priorité ?

68 % des actifs déclarent connaître un ou plusieurs problèmes de santé chronique. Parmi les problèmes de santé le plus souvent cités, on retrouve les « problèmes de stress, d’anxiété » (30 %) puis les problèmes de dos (26 %) et les maux de tête ou migraines (24 %). Dans un cas sur deux, le travail est indiqué comme la source principale ou aggravante de ces troubles (source : enquête INSEE, publiée par la DARES en 2010).

Prendre la mesure de ces risques signifie mettre en place des stratégies de long terme d'accompagnement des salariés, à la fois sur l'organisation du travail et le soutien direct apporté aux personnes en difficulté.

Une journée dédiée au bien-être ou un afterwork s'inscrit dans ce cadre et affirme l'engagement de l'entreprise à favoriser la qualité de vie au travail et les comportements favorables à la santé au sein de l'entreprise.  

De la découverte à la prévention, organisez votre programme.

Prévention des Troubles Neuro-Musculaires et Squelettiques (TMS), gestion des tensions, apprendre à se relaxer... 

Contactez l'association pour déterminer ensemble votre projet.Zen

 

Je suis claqué, vidé, épuisé, lessivé, crevé.

Fatigue 2Près de la moitié des Français déclarent avoir éprouvé une « fatigue persistante » dans les six mois précédents (sondage Ipsos -“Le Quotidien du médecin”). Une personne sur cinq en moyenne se rend chez le médecin pour cause de fatigue.

La fatigue, maladie du siècle ? Non et oui.

Non, parce qu’on appelait jadis neurasthénie, sans plus l’expliquer, ce sentiment de lassitude et d’impuissance.

Oui, parce que de nouvelles pressions sociales, liées au travail notamment, ont accentué le stress de notre quotidien. On se dit fatigué parce qu’on ne sait rien dire d’autre de ce délitement intérieur qu’on n’arrive ni à comprendre ni à juguler.

Et pourtant, nous avions décidé de mettre en place des activités telles que le Yoga, de la relaxation, de la méditation, prendre soin de soi, être vigilant(e) aux relations et la communications avec les autres... Bing ! Patatras, elle s'est invitée dans mon corps : la fatigue.

La fatigue est une réaction normale à l’effort, suscitée par notre organisme pour protéger nos muscles, dont le premier d’entre eux, le cerveau. Un phénomène physiologique réversible avec le repos, lorsque l'épuisement n'est pas trop installé.Fatigue 1

Fatigue organique ou psychique ?
La différence entre la fatigue d’origine organique et la fatigue d’origine psychique ?
La première dit : "J’ai envie mais je ne peux pas. "
La seconde dit : " Je peux mais je n’ai pas envie. "
On se réveille dans un état de lassitude extrême qui diminue lentement dans la journée et s’estompe dans la soirée devant un sommeil qui fuit, en dépit de l’épuisement physique.
La fatigue peut passer par différents étapes, comme d'avoir des idées noires ou de crises de tristesse, elles peuvent marquer le  début de dépression nerveuse. C'est  alors le résultat de conflits inconscients non résolus qui génèrent une anxiété profonde et une perte de désir vital. Ce n’est pas tant une baisse d’énergie qu’une envie de rien. Mais faute de savoir dire que l’on va mal, on répète que l’on est fatigué. Au risque de susciter sarcasmes et agacement.

Il est cependant injuste de faire porter aux personnes épuisées la responsabilité, ou pis, la culpabilité de leur malaise. Car nous sommes réellement plus fatigués que nos arrière-grands-parents, qui suaient sang et eau soixante-dix heures par semaine, alors que nous travaillons moitié moins, affirment les sociologues. Nos aïeux travaillaient beaucoup mais se couchaient avec les poules, et leur vie sociale n’était pas des plus débridées.

Nous, nous vivons dans une société de performance où la fatigue est mal vue. Où sont valorisés ceux qui dorment cinq heures par nuit et semblent infatigables. La course à la performance est encore aggravée par la menace sur l’emploi.

Se déconnecter !
A ce titre, les ordinateurs et les téléphones portables connectés 24h/24h empêchent certains de faire une vraie coupure, forçant à importer dans sa vie privée le stress généré par le travail. D’où une fatigue qui envahit tout sans que l’on puisse trouver un véritable espace de repos.

Pour le sociologue David Le Breton, "la fatigue croissante n’est que le symptôme de la perte de sens résultant de l’accélération et de la pression que nos contemporains subissent chaque jour. Cela aboutit à un sentiment de dépossession de soi." La question de la fatigue pose donc essentiellement celle du goût de vivre.

La créativité s'estompe petit à petit, les relations deviennent éléctriques quand les deux parties sont aussi épuisées l'une que l'autre ou sortant d'une épreuve similaire quelques mois auparavant... vivant encore sous le risque de rechuter. 

Comment lutter contre la fatigue avant qu’elle ne devienne un symptôme de dépression ?
L’un des bons moyens est de se fatiguer différemment : contre la fatigue physique, rien de tel qu’une fatigue intellectuelle, et vice-versa. Le sport sécrète des endorphines et des sérotonines, deux neurotransmetteurs qui sont en chute libre quand on se sent épuisé. Et une heure de lecture éloigne la fatigue physique.

Bien entendu, la fatigue psychologique, comme tout symptôme dépressif, peut être soulagée par des antidépresseurs ou des anxiolytiques. Lorsqu’elle est chronique, elle peut également être calmée par une thérapie comportementale.

Dans un premier temps, on apprend à ne plus avoir peur de la sensation de fatigue. Puis on en analyse les significations profondes : lassitude, ennui, désintérêt, stress ? Ensuite, on travaille le ressenti : cette culpabilité à l’idée de se détendre, si bien inculquée par nos parents : "Tu es sûr que tu n’as vraiment rien à faire ? " ; nos craintes hypocondriaques : "Je suis fatigué, je dois couver un cancer" ; l’agressivité contre nous-même : "Je n’y arrive pas, je suis vraiment nul "…

Après cette recherche consciente et inconsciente, on saura peut-être faire des choix, réduire nos activités superflues, nous réconcilier avec le repos.
Bref, réapprendre à vivre.Repos

“Yuppies Syndrom” : Quand la fatigue handicape gravement
Cent cinquante mille Français, dont 80 % de femmes, souffrent de SFC (syndrome de fatigue chronique). Découverte en 1988 par les Américains, et baptisée “Yuppies Syndrom”, cette maladie reste méconnue. Elle se manifeste par un épuisement “sévère et continu” qu’aucun repos ne vient apaiser, qui dure plus de six mois et conduit le malade à abandonner toutes ses activités. Les causes de ce syndrome restent totalement inconnues. Les scientifiques ont avancé l’idée d’une origine virale qui priverait le malade de phases de sommeil lent et profond, celles au cours desquelles le corps régénère son énergie.

Aucun traitement n’a encore été mis au point. 

Renseignements sur le site Association française de fatigue chronique : http://www.asso-sfc.org/

La fatigue de compassion et le trauma vicariant

La fatigue de compassion et le trauma vicariant : mieux les reconnaître pour mieux s'en protéger ou quand la souffrance des clients/patients nous bouleverse.

 

Cet article rédigé par Pascale Brillon, psychologue spécialisée en deuil et stress post-traumatiques a été publié dans le magazine Psychologie Québec de mai 2013. Le 2 janvier 2013, Pete Linnerooth s’est suicidé en retournant une arme à feu contre lui. Il avait 42 ans, était en pleine santé physique, marié et père de trois enfants (dont un de 4 mois). Il était aussi psychologue-officier responsable de la santé mentale dans l’armée américaine et il intervenait auprès de militaires souffrant de stress post-traumatique. Ces dernières années, il avait écrit sur le stress grave induit par son travail et avait dénoncé publiquement (dans le magazine TIME et dans l’American Psychological Association Journal) le manque de soutien pour les intervenants en santé mentale (1).

FatigueNous savons tous combien travailler comme psychologue est extrêmement exigeant, et ce, sur de multiples plans : physiquement, émotionnellement, cognitivement et souvent même spirituellement. À certains moments de notre vie, exercer ce métier peut même devenir carrément bouleversant, sinon traumatisant : la détresse intense de notre clientèle nous affecte plus particulièrement. Les traumas entendus nous dérangent plus que d’habitude. Nous nous sentons tellement impuissants à soulager cet océan de douleur que nous côtoyons tous les jours. Des publications récentes se sont penchées sur l’impact de notre métier sur notre santé mentale. Elles ont mis en évidence deux syndromes possibles chez les thérapeutes : le trauma vicariant (TV) et la fatigue de compassion (FC).

Le trauma vicariant

Le Trauma Vicariant peut nous affecter lorsque nous intervenons auprès d’une clientèle traumatisée et que nous entendons à répétition des descriptions détaillées de scènes perturbantes et traumatiques. Ces images troublantes peuvent devenir les nôtres et entraîner des reviviscences (Depuis cette séance, j’ai des images intrusives de son accident qui s’imposent à mon esprit; Quand je suis sortie sur la plage, tout le monde voyait les baigneurs au soleil, moi j’y ai vu des cadavres), de l’évitement (Je suis plus craintive en bateau depuis ce patient qui a perdu son père noyé; Je suis plus stricte avec ma fille depuis ce poste auprès des victimes de viol), et un état d’alerte constant (Je sursaute à rien et j’ai de la difficulté à dormir; Je manque de concentration, car cela me trotte sans cesse dans la tête; Je suis tout le temps irritable, sur la défensive). Le TV peut nous pousser à consommer plus d’alcool dans une tentative d’apaiser cette fébrilité et ces images qui nous envahissent. Au travail, le TV peut nous donner envie d’éviter certains patients ou d’ignorer les allusions à des expériences traumatiques, car cela nous perturbe trop.

La fatigue de compassion

La FC peut nous toucher si nous sommes exposés de façon répétée à des degrés de souffrance intense. Il s’agit d’une usure profonde, douloureuse, à la détresse d’autrui. Nous devenons hypersensibles à leur état émotionnel (J’ai l’impression de ne plus avoir de frontière vis-à-vis des autres, tout m’affecte) ou à la violence en général (Je suis maintenant incapable de regarder les nouvelles télévisées ou de voir des films d’action). Nous sommes vidés de toute vitalité, incapables de donner, d’aider, de soutenir. Les autres sont devenus synonymes de souffrance, de responsabilités au-dessus de nos forces et nous n’avons qu’une envie : les éviter ou nous désinvestir (Je suis devenu cynique et amer à l’égard de la nature humaine ; Je me sens insensible à ce que les autres vivent). Nous pouvons ressentir un fort sentiment d’impuissance acquise (Moi qui aimais tant ce métier, j’ai totalement perdu la vocation; Je ne pense plus que je puisse faire une différence). La fatigue de compassion s’accompagne souvent de remises en question douloureuses de notre vision des choses et de notre spiritualité. 

Pourquoi tous les soignants peuvent-ils souffrir de trauma vicariant ou de fatigue de compassion ?

Différents processus peuvent être évoqués afin d’expliquer le développement du trauma vicariant ou de la fatigue de compassion. Mentionnons cependant que nul thérapeute n’est à l’abri de vivre un jour de telles réactions et qu’elles ne constituent en rien un signe de faiblesse ou d’incompétence.

La surcharge émotionnelle

Le contact empathique avec l’horreur vécue par autrui, avec l’intensité de la souffrance ressentie, devoir encaisser de façon répétée cette charge émotive (et la ressentir presque dans notre corps), cela peut induire un TV ou une FC, et ce, pour deux raisons : 

1) Parce que nous sommes profondément au diapason de la réalité de l’autre. Des processus de mimétisme (nous avons naturellement tendance à adopter les mêmes mimiques émotionnelles et la même posture corporelle que la personne que nous observons) ont déjà été identifiés dans la littérature(4) . Mais la découverte récente des neurones miroirs évoque un phénomène encore plus puissant : être en contact avec l’émotion d’autrui active

la même région neuronale que de vivre personnellement cette émotion. L’émotion est donc reproduite (presque « ressentie ») de la même façon dans le cerveau de l’observateur que dans celui du souffrant. Les conséquences de cette activation répétée à long terme et le rôle précis de ces neurones miroirs restent hypothétiques et sujets à controverse, mais la question reste fascinante et pourrait éclairer d’un nouveau jour le développement de TV ou de FC chez les intervenants (2,3,4).

 2) Parce que nous avons traversé le seuil de l’empathie et que nous sommes maintenant dans le contretransfert, dans la sur-identification ou dans l’introjection. La distance saine entre le vécu du client et le nôtre est devenue floue, élastique ou a même disparu. Cela provoque en nous des émotions intenses et très éprouvantes, ce qui pourrait entraîner un TV ou de la FC.

Création d’une structure de peur post-traumatique

Les vécus que nous accueillons en entrevue, les histoires, les traumas, les détails entendus s’intègrent dans notre univers cognitif. Ils peuvent induire une structure de peur (5), c’est-à-dire créer un réseau d’associations conditionnées entre certains objets, mots, images, lieux et une signification de danger, d’impuissance ou d’horreur (Depuis que cet agent correctionnel m’a raconté la prise d’otage, je ne peux regarder un uniforme sans y penser; Depuis que ma cliente m’a raconté son viol, j’ai des images de celui-ci quand j’ai des rapports sexuels et c’est extrêmement perturbant). Des éléments entendus deviennent aversifs et peuvent, par la suite, induire chez nous beaucoup de détresse.

Remises en question de croyances fondamentales

Ce métier a le potentiel d’ébranler de nombreuses certitudes : remises en question de la place du bien et du mal, de l’existence de Dieu ou d’une certaine justice, du sens de la souffrance, de la possibilité du bien-être, croyances à l’égard de la nature humaine, de la société, du rôle du hasard ou du destin… Il peut aussi provoquer un profond questionnement sur notre pouvoir à apaiser la souffrance, notre sentiment de vocation envers ce métier. Ces confrontations cognitives (6, 7) ne sont pas anodines et peuvent être à la source de TV ou de FC.

Accumulation de facteurs de risque

Des études ont identifié le rôle de certains facteurs dans le développement de FC ou de TV. Plus ces facteurs sont présents dans notre vie, plus nous sommes à risque…

a) Facteurs liés au travail

Le premier facteur identifié concerne les caractéristiques de notre clientèle (présence de violence verbale ou physique, clients très souffrants et réfractaires au traitement, descriptions horrifiantes et vivides) et les conditions de notre travail (surcharge de travail, horaires brisés ou sur appel, isolement professionnel, manque de formation, sentiment de n’avoir aucun pouvoir). Un climat de travail malsain avec nos collègues (présence de conflits, cynisme, négativisme) est aussi considéré comme aggravant. Enfin, les éléments organisationnels (manque de valorisation, de reconnaissance, de soutien ou de transparence de la direction, non-participation à des décisions importantes, exigences irréalistes) constituent aussi des facteurs de risque reconnus.

b) Facteurs liés à l’intervenant

Les facteurs de risque identifiés concernent nos traits de personnalité (mauvaise connaissance de soi, faibles capacités de gestion de stress, rapport difficile à ses émotions, exigences irréalistes envers soi, frontières relationnelles mal définies, tendance à l’évitement, résistance à aller chercher de l’aide). Nos fragilités antérieures (traumas antérieurs non résolus qui peuvent être réactivés, tendance dépressive ou anxieuse), notre degré de compétence (plus il est faible, plus grand est notre risque), notre qualité de vie (présence de stresseurs dans notre quotidien), et nos modes relationnels avec notre clientèle (satisfaction de nos besoins par l’entremise des patients, relation transgressant l’empathie) ont aussi été identifiés comme des facteurs de risque.

Comment exercer ce métier encore longtemps … et avec plaisir

Lorsque nous reconnaissons en nous des symptômes de FC ou de TV, il est urgent de mettre rapidement en place des « auto-soins », ou self-care (12). Plusieurs stratégies ont été proposées dans la littérature afin de prévenir ou d’atténuer les symptômes de TV ou de FC (8,9,10,11,12,13).

Celle qui semble incontournable est d’abord, la pleine conscience de soi. Gardons-nous à l’oeil et maintenons le contact avec notre corps, notre monde émotionnel et notre univers cognitif. Mesurons régulièrement l’impact de ce métier sur nous-mêmes : Qu’est-ce que ce client (et ce qu’il a vécu) provoque en moi ? Si je compare la personne que j’étais au début de ma profession avec celle que je suis devenue maintenant, en quoi suis-je différent ? Dans mon contact avec mon corps et mes émotions? Dans mon rapport aux autres ? Dans ma perception des choses et de la vie ? Est-ce que ces différences me plaisent ? M’inquiètent ?

Plusieurs autres stratégies sont proposées et peuvent être regroupées selon ces catégories :

Sur le plan physique : Il est conseillé unanimement de mettre en place une saine hygiène de vie (alimentation équilibrée, sommeil réparateur, exercice régulier, temps pour soi, vacances) qui devra constituer une base inébranlable et ressourçante vis-à-vis du stress du métier. De plus, il est suggéré d’intégrer au moins une activité nourrissante dans notre quotidien : celle-ci doit absolument être source de légèreté, induire de la vitalité et être très ludique. C’est le temps de mettre de côté notre bénévolat aux soins palliatifs pour intégrer la danse africaine, l’escalade, la confection de bijoux éclatés, le chant guttural inuit ou le rugby dans notre vie. Tout ce qui nous permettra de « lâcher notre fou », de rire aux éclats (et même de se bidonner franchement) sera le bienvenu (14). Pensons à cultiver nos aspects créateurs, artistiques, spirituels, physiques et intellectuels.

Sur le plan émotionnel : Plusieurs auteurs mentionnent combien il est essentiel de doser notre contact avec du matériel perturbant, et ce, dans notre quotidien (nouvelles télévisées, films, romans, relations interpersonnelles), mais aussi dans notre milieu professionnel (limiter les descriptions horrifiantes des traumas en supervision ou en formation). N’oublions pas de nous offrir des moments pour « se laisser déposer » et pour faire le plein d’émotions positives. Puis, il est conseillé de maintenir une bonne relation avec nos émotions et de nous méfier d’une trop grande intensité émotionnelle négative ou au contraire du sentiment d’engourdissement.

D’autres auteurs mettent l’accent sur la nécessité de cultiver une attitude bienveillante envers nous-mêmes : pouvons-nous nous offrir cette compassion que nous accordons si généreusement à nos patients ? Enfin, entretenir des relations satisfaisantes avec des gens qui nous aiment et nous acceptent tels que nous sommes est considéré comme essentiel pour nous qui sommes en contact quotidien avec l’impact de la méchanceté et de la violence.

Sur le plan cognitif : Faire attention à ne pas nous laisser envahir par l’atmosphère de drame et catastrophiser (ou sur-minimiser) les événements de notre quotidien est conseillé dans la littérature, tout comme éviter les perceptions rigides. L’importance de s’offrir des expériences d’émerveillement, d’inspiration, d’émulation intellectuelle et de nourrir sa spiritualité est aussi nommée. Quand pourrions-nous méditer ? Prier ? Admirer de toute notre âme une œuvre d’art ?

Prendre le temps de réfléchir en profondeur sur un sujet qui nous passionne ? Entretenir notre sentiment de sens ? Enfin, il est conseillé de rechercher la congruence entre notre mode de vie, nos valeurs et les conseils que nous donnons à nos clients afin d’éviter de nous percevoir comme un imposteur.

Sur le plan professionnel : L’importance de se sentir outillé vis-à-vis de notre clientèle est évoquée régulièrement ainsi que le besoin d’obtenir soutien ou supervision. Assurons-nous d’établir nos limites à l’égard de la quantité de travail ou des caractéristiques de nos clients, puisqu’il importe d’éviter la sensation d’être piégé, dépassé ou impuissant. Participer à des recherches d’efficacité, varier les modes de thérapie et les fonctions, entretenir un bon climat de travail est ainsi fortement conseillé.

La littérature sur les impacts négatifs (mais aussi positifs !) de ce métier sur notre santé mentale et physique est encore embryonnaire, mais nous savons que le travail de psychologue n’est pas sans risque. Faisons-nous nous-mêmes ce que nous conseillons si facilement aux autres de faire ? Oublions-nous trop facilement que notre vie professionnelle est un marathon et non pas un sprint ? Dans ce métier où nous donnons énormément, assurons-nous d’entretenir constamment notre vitalité…

Dr Pascale Brillon

 

La légende japonaise du fil rouge

Fil rougeDepuis toujours, les Hommes ont cherché un sens à leur existence, et à leur présence parfois mystérieuse sur Terre.

Pour répondre à ces interrogations, des centaines de civilisations à travers les siècles et autour du monde ont trouvé ou construit mille légendes sur le destin de l’Homme et son lien avec l’Univers, un système en constante évolution et transformation.

Pourquoi les choses existent, pourquoi telles ou telles situations ?

Il existe une légende japonaise qui explique de façon magnifique pourquoi tout ce qui arrive a une raison d’être, et pourquoi toutes les personnes qui croisent notre chemin le font dans un but particulier.

"La légende du fil rouge"

Ferme les yeux et imagine le sang qui te donne la vie et circule dans ton corps.

Maintenant pense à des millions de veines et d’artères qui le conduisent afin qu’il irrigue chaque recoin de ton organisme.

Figure toi que, parmi toutes les connexions possibles dans ton système de circulation sanguine, il y en a une directe entre ton cœur et ton petit doigt.
Grâce à l’artère cubitale, ces deux points isolés de ton corps sont connectés. Cela signifie que ton petit doigt peut être le meilleur ambassadeur de ton cœur, c’est pourquoi dans de nombreuses cultures, on le croise avec celui d’une autre personne afin de sceller une promesse.

Ligne rouge

Or, selon la légende du fil rouge, le petit doigt n’est pas l’endroit où se termine cette connexion vitale avec ton cœur. Car un fil rouge invisible se déroule du petit doigt, qui porte la marque de ton âme et te connecte de façon définitive et profonde avec les fils des autres personnes, c’est-à-dire avec leurs cœurs.

Ceux qui sont reliés par un fil rouge sont unis par la force de la vie elle-même ; ils sont destinés à se rencontrer et à vivre une histoire d’apprentissage mutuel et d’entraide, qu’importe le temps, la distance ou les circonstances qui les séparent. Au cours de la vie, le fil peut s’étendre ou s’emmêler, en nous éloignant momentanément de telle ou telle personne, mais jamais il ne peut se rompre.

Cette vision de la vie, du destin et des relations humaines naît d’une conception hollistique du monde, dans lequel notre énergie et notre force vitale se ramifient au-delà de notre corps et nous unient à l’univers et aux êtres qui le peuplent. Le fil rouge est une façon de comprendre l’être humain comme une partie d’un tout, d’un réseau de vie qui se nourrit des relations, du don et de l’accueil ; cela prend tout son sens lorsque nous comprenons pourquoi nous faisons partie de la vie de quelqu'un, et de quelle façon nous pouvons l’aider dans son cheminement.

Notre fil marque notre destinée, c’est un itinéraire tracé qui nous rapproche de ceux qui ont le plus besoin de nous et de ceux dont nous nous avons le plus besoin, même si notre vision humaine ne nous permet pas de le comprendre au cours de notre existence terrestre. Pour les Japonais, c’est une façon de penser que rien n’est du à la chance et que nous ne sommes pas assez puissants pour décider de notre destinée.

Cela vaudrait alors la peine de se poser la question :
"Avec qui suis-je relié par le fil rouge ?",
"Que suis-je censé apprendre des personnes qui ont marqué ma vie ?".

Fils rouge de l amitie

 

 

Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?

JoieLe père, l’enfant et l’âne

Un jour, un enfant pose une question à son père :

– Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?

Ne sachant que répondre à cette interrogation, le père propose à son fils de le suivre. Ils sortent de la maison, le père sur le vieil âne et le fils suivant à pied. Les gens du village accusent :

– Son père est un père indigne ! Il monte son âne quand son fils le suit à pied !

–Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.

Le lendemain ils sortent de nouveau, mais cette fois le père installe son fils sur l’âne et l’accompagne en tenant la bride. Les voisins disent alors :

– En voilà un fils indigne : il ne respecte pas encore son vieux père et le laisse aller à pied !

– Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.

Le jour suivant ils s’installent tous les deux sur l’âne puis quittent la maison. Les villageois critiquent à nouveau le père et le fils :

– Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi !

– Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l’âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire :

– Voilà qu’ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C’est le monde à l’envers !

– Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Arrivés à la maison, le père dit à son fils :

– Tu me demandais l’autre jour le secret du bonheur. Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu’un pour y trouver à redire.

Alors fais ce qui te semble juste et tu seras heureux !